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Chapitre 2 : Un début imprévu

  • Photo du rédacteur: Hugo Bob
    Hugo Bob
  • 16 août 2016
  • 5 min de lecture

Mon réveil sonne, je le regarde, dix heure moins le quart, j'ai le temps pour m'habiller et déjeuner tranquillement ; le concours est à onze heures et demi. Je ressens comme une sensation étrange ; aucun bruit dans la maison, à cette heure-si, mon frère fait d'habitude du bruit, il était comme absent. La télévision ne me semble pas allumée et mes parents dormes probablement encore. Dehors il n'y a pas de bruit non plus, aucun klaxon de voiture, aucun automobiliste en colère, et bizarrement, les oiseaux ne chantent pas. Je vais me lever et enquêter sur tout ça. J'ouvre les volets de ma chambre, toutes les voitures sont garées sur la chaussée, aucun piéton ne marche sur les trottoirs, rien dans le ciel, rien ne bouge, tout est resté comme hier. Il y a une grève général des citoyens ? Une restriction de rouler ? Une ville comme New York dispose d'une grande circulation, pourquoi aujourd'hui il n'y a rien ? La question du bruit est à percer également dans la maison, je me dirige donc vers la chambre de mon frère, personne. Celle de ma sœur, personne également. Je descends dans la cuisine, toujours aucune présence de ma famille. Je vais en direction de l'entrée de la maison, toute les chaussures sont présentes. Pourquoi ma famille n'est pas là ? Je vais prendre le temps de réfléchir à cette question en avalant mon petit déjeuner. Après mon rapide repas, mes attentions sont vagues. Peut-être dois-je les appeler, où tout simplement attendre se soir, ils me font peut-être une farce, qui n'est pas drôle je l'admet. Le temps défile à vive allure et le concours est dans une vingtaine de minutes, je ne doit pas traîner. Je monte rapidement à la salle de bain pour me laver les dents et m'arranger le cheveux pour avoir une coupe à peu près correct. Je passe prendre mon manteau dans ma chambre, je redescends et j'enfile mes nouvelles chaussures. Mince, j'ai oublier mes clés en haut, et évidemment, je ne les trouve pas. Ma mémoire me fait défaut, elles sont peut-être dans la poche de mon pantalon mis au sale la veille. Je vais vers le panier de linge sale, par chance je les vois, je les prends et je descends les escaliers pour la énième fois aujourd'hui, je suis enfin prêt pour partir, j'ouvre donc la porte. J'aimerais bien voir ou entendre quelqu'un ou quelque chose, je sais que ça peut paraître bizarre mais quand il n'y a personne chez vous du jour au lendemain, vous vous sentez moins en sécurité. Par malheur, toujours aucun bruit, je commence doucement à avoir peur, quelques petits frissons m'envahissent. Les voitures n'ont pas bougé d'un poil, les piétons ne sont pas là, et les oiseaux ne sont pas revenus, tout est rester en place.

Malgré les petits retards, il me reste cinq minutes devant moi, je vais en profiter pour m'acheter un petit truc à manger, l'épicerie est au coin de la rue. J'entre, monsieur Borginol n'est pas là, je le connais bien et d'habitude il est toujours présent un dimanche matin. Je prends quand même un paquet de chewing-gum, et je laisse suffisamment d'argent sur le comptoir, quand il reviendra, il sera que ça viens de moi. C'est étrange ce qu'il se passe, pourquoi personne n'est là ? Il y a peut-être personne à mon concours également, je vais y aller quand même. J'avale un chewing-gum à la menthe et je reprends le chemin. Après le petit trajet toujours seul, j'arrive devant le magnifique bâtiment où se tient le concours, j'entre, enfin j'essaye, les portes sont fermés, je jette donc un œil à travers les vitres, aucune personnes. Mes pressentiments sont bons, il n'y a personne nul part, mais où sont-ils ? Je commence à avoir de plus en plus peur, enfin je ne sais pas trop, j'ai une mauvaise sensation, comme s'il y avait une menace invisible, mais je suis seul, comment pourrait-on me faire du mal ? Je réfléchis à ces questions sur le retour. Après une dizaine de minutes de marche, je suis arriver chez moi et malheureusement ma famille n'est pas rentrée. Que dois-je faire ? Appeler mes parents ? Aller sur internet ? Je crois que toute ces actions ne serviront à rien, j'essaye quand même. Je commence par téléphoner à mon frère, normalement il devrait répondre rapidement ; il ne décroche pas, je vérifie à tout hasard si son téléphone est dans sa chambre, bizarrement il y est présent. Je vérifie également dans les autres chambres, même constat. J'ai l'impression qu'ils sont tous partis de la maison précipitamment, j’espère qu'il n'ont rien. Je continue en prenant mon ordinateur, je me connecte sur les réseaux sociaux, les mêmes publications d'hier, à cette heure-ci il devrait y avoir des nouveaux postes, même Tom, cet idiot de frère, poste sans arrêt des photos, étrange qu'il n'en n'est pas mis depuis hier soir. C'est peut-être qu'un problème d'internet, rien de grave dans ce cas.

Je décide d'abandonner les recherches car elle ne mène à rien. Je préfère me consacrer à mes livres, eux ne bougerons pas de leur étagères. Les heures passent, il est déjà seize heures, et je commence à avoir faim, ce midi je n'ai rien mangé. Je met mon marque page et descends à la cuisine, je sors deux œufs et une tranche de bacon du frigo. Je vais me préparer une délicieuse assiette d'œufs brouillés avec le bacon grillé à la poêle. Je déguste lentement quand soudainement une question me vint à l'esprit, et si j'étais dans un rêve ? Je peut me pincer pour vérifier si oui ou non je suis dans un rêve. Aïe, problème résolu, je ne suis pas dans un rêve. J'aurais préféré être dans un rêve, le monde d'ici est trop dangereux et imprévisible. Étant dans la vie réel, je décide donc de retourner à ma lecture avec un verre de jus d'orange à la main. Plusieurs heures se sont écoulées, il est déjà vingt-heures trente, le temps passe si vite. J'ai terminé seulement trois livres aujourd'hui, j'ai connu beaucoup mieux ! Mais malgré ce faible record, la fatigue commence à se faire sentir, je vais me coucher et espérer que demain je ne serai plus seul.

Le réveil retentit à dix heure moins le quart, j'ai oublié de le couper hier, je peux tout simplement l'arrêter et reprendre mon rêve, mais une fois que je suis réveillé je n'arrive plus à me rendormir, je décide donc de me lever. J'ouvre les volets et j’aperçois comme hier, aucune présence humaine ou animalière dans la rue. Je vais faire quoi alors ? Attendre que quelqu'un vienne ? Ou continuer de dévorer mes livres ? Je ne sais pas encore, mais tout ce que je sais, c'est que tout ceci me semble bien réel, et je n'aime pas ça. Je pense que je vais continuer mes occupations habituelles, c'est à dire lire.

Deux jours plus tard.

Toujours personne dans la ville, dois-je m'inquiéter ? J'aurais du me poser cette question bien avant et je n'ai plus le temps pour les questions. Je commence à réaliser que je vais devoir me débrouiller par moi-même. Ma nourriture commence dangereusement à diminuer. Si je continue comme ça, je n'aurais aucune chance de revoir ma famille. Je pense donc que je vais aller en ville pour rechercher de la nourriture. Je vais préparer mes affaires ce soir et partir pour ma première expédition demain à l'aube. J'espère que tout se passera bien, croisons les doigts.

Que dois-je emmener ? Pourquoi je me pose cette question ; Un sac vide fera largement l'affaire, je ressors aussi un manteau chaud du placard, aujourd'hui il n'avait pas l'air de faire très chaud. J'emporte également ma liste, je privilégie les aliments sec ou en conserve ; il y a encore de l’électricité dans la ville, mais je pense que certains produits frais ont commencés à pourrir, je ne veux pas attraper une quelconque maladie. Ayant tout bien préparé, je programme mon réveil, me lave les dents et me couche. J’espère rencontrer quelqu'un, même un animal me ferait le plus grand bien, on verra ce que nous réserve l'avenir, du bon je le souhaite.


 
 
 

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